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TEMOIGNAGE DE DAVID JAMES FRATUS: La répression par le contrôle électronique du cerveau à distance ?

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Témoignage de David James Fratus (Etats-Unis)
Traduit de l’anglais par Rudy Andria.
Victime de contrôle mental, David James Fratus décrit son cauchemar qui dure depuis plus de vingt ans : il est la cible d’une surveillance neuronale à distance.
La répression par le contrôle électronique du cerveau à distance ?
Publié le 18 octobre 1988 dans USENET.
Monsieur,
Je me trouve actuellement empêtré dans une crise d’aspect étrange qui, j’espère, recevra la plus grande attention de votre part, si tant est que vous accordiez crédit à mon témoignage et que je ne sois pas repoussé sommairement comme un illuminé à l’imagination excentrique .
Je suis soumis à un certain type de répression, par le biais du contrôle électronique du cerveau à distance. En terme de gravité, ce n’est ni plus ni moins que de la torture, et la technologie utilisée pour exécuter cette action innommable est non seulement hautement spécialisée et sophistiquée, mais elle incite aussi à se demander si les autorités compétentes elles-mêmes sont bien au courant de l’existence d’une telle technologie.
Les preuves que je peux présenter quant à la véracité de mes allégations sont peu abondantes voire presque inexistantes.
Tout d’abord, par la force des choses, je ne suis pas toujours perçu sous un bon éclairage, parce que je suis un détenu de 38 ans qui purge une peine d’un an à quinze ans, à la prison d’état de l’Utah, pour vol avec effraction au deuxième degré.
L’information présentée ici fait suite à de regrettables démêlés que j’ai eus avec quelques responsables pénitentiaires qui auraient bien voulu faire croire que mes déclarations ne méritent aucune crédibilité.
Et ils sont bel et bien allés jusqu’à affirmer que tel était le cas. Vous allez, à présent, comprendre pourquoi.
Je n’ai jamais souffert d’aucun trouble psychologique, et je n’ai pas tendance à raconter des histoires qui importuneraient des responsables surchargés de travail ou qui dérangeraient inutilement.
Je suis un prisonnier condamné pour vol. Pas un menteur. Il s’agit d’une histoire difficile à raconter  et malgré l’aspect prolixe de sa présentation, il me semble important d’expliquer les faits dans leur intégralité, pour donner au lecteur une image correcte et précise.
Je n’ai pas la chance de posséder une grande culture, mais, je pense être suffisamment intelligent pour pouvoir dire les séquences et les détails des faits avec une grande précision, et je viens solennellement déclarer sur l’honneur que les faits relatés dans ces pages ne comportent aucune fioriture et que tout est entièrement authentique. Auriez-vous donc l’extrême amabilité de lire cette lettre et  d’en évaluer l’importance?
J’espère que vous jugerez opportun de m’envoyer toute information pertinente en votre possession. S’il s’avèrait que vous n’êtes pas en mesure de me fournir des explications sur les événements, dans ce cas-là je pourrais bien craindre qu’il puisse y avoir encore des détails beaucoup plus inadéquats que  je ne le pensais, et cela ne ferait qu’aggraver ma situation déjà précaire.
Il y a onze mois, j’eus le malheur d’entrer en conflit avec certains membres du personnel pénitentiaire, à la suite d’une altercation mineure avec d’autres prisonniers, ce qui fut considéré comme un mauvais comportement de ma part. Depuis lors, tout cela se convertit en lutte d’influences, et ce qu’ils firent après mon refus de leur tenir tête  ou de leur faire des courbettes est tout simplement incompréhensible.
Les hostilités commencèrent avec les ordres donnés aux surveillants de mettre en place une intense campagne de harcèlement contre moi. Jour après jour, ils manipulèrent ma nourriture, ils cassèrent ou enlevèrent des éléments de mon plateau, et menacèrent de m’empoisonner avec des agents cancérigènes ou de m’insuffler des maladies quelconques.
Mon courrier avait subi un traitement similaire. J’étais quotidiennement harcelé et agressé à la fois verbalement et physiquement. Ils m’avaient déclaré que mes parents seraient assassinés, au cas où je ne gardais pas le silence. Ils avaient recours à ces méthodes, pour me déstabiliser et pour qu’ils puissent, par ricochet, m’imposer des mesures disciplinaires et m’ isoler dans l’unité de sécurité maximale, où ils pourraient me soumettre à leurs sévices, sans avoir à se préoccuper d’une éventuelle présence de témoins.
Je découvris, par la suite, que ce type de machinations était un mode opératoire normal dans cette prison et, croyez-moi, personne ne pourrait subir le harcèlement systématique et intense que j’ai subi, sans perdre son sang-froid. Une fois isolé, je découvris que des faits très étranges commencèrent à se produire. J’étais totalement désorienté, ma cellule et les alentours avaient pris un aspect surréaliste, comme si j’étais sous l’influence d’une drogue hallucinogène. Je souffrais de graves maux de tête et d’insomnie, durant des semaines et des semaines.
Je n’avais pas la moindre idée de ce qui se passait et au bout de quelques mois de jeux psychologiques extrêmement cruels , (des jeux qui avaient fini par me faire sombrer dans un état d’anxiété) l’équipe psychiatrique fut appelée, pour jouer son rôle dans cette “machination” colossale. Je fus déclaré malade mental, après une interview grotesque et superficielle, qui n’avait duré que quinze minutes à peine.
Délire de persécution et de paranoïa était, me semble-t-il, l’étiquette qu’ils m’avaient collée, car cela les arrangeait.
Il s’agissait, bien évidemment, d’un coup monté, donc délibéré et préparé d’avance, un coup monté, durant lequel le personnel ne cessait pas de faire des commentaires désobligeants, tels que : “Comment vont les maux de tête ?”, ” Besoin d’aspirine ?” et “Vous dormez bien, monsieur Fratus ?”
L’usage de cette catégorisation psychiatrique frauduleuse était simplement un pas de plus vers ma ruine, conçue comme une méthode de jeter le discrédit sur ma crédibilité, et pour leur permettre de me maintenir en  isolement. Et vu que les conditions préalables à la machination étaient bien remplies, ils pouvaient poursuivre leur campagne de terrorisme mental.
Je commençai à recevoir ou à entendre des bruits de haute fréquence dans mes oreilles, un peu comme ce qui se passe avec le téléviseur. Le volume ou l’intensité de ces fréquences était ajustable, certains étaient si élevés et stridents qu’ils me firent littéralement grimper aux murs. Quand je me bouchais les oreilles avec du coton ou avec le bout des doigts, les bruits persistaient à l’intérieur et s’intensifiaient. C’était comme s’ils s’étaient transformés en chambres d’écho électrifiées, avec les sons qui partaient de l’intérieur vers l’extérieur.
Quand je me plaignais ou voulais agir, ils me battaient et me jetaient dans une cellule destinée aux fouilles corporelles, sans vêtement, sans matelas, sans papier hygiénique et sans eau potable. Rien ! et l’intensité de ces transmissions de fréquence montait de plus en plus à un niveau à vous rendre fou. Une indicible angoisse mentale! Aujourd’hui encore, tout cela m’est infligé par trois équipes, 24 heures sur 24. Cette torture mentale et cette démoralisation ajoutées à la privation de sommeil durant des semaines entières, m’ont totalement ébranlé physiquement et moralement.
Je me suis mis à écrire des lettres de plainte et de demande d’informations à quelques associations médicales et juridiques, après les quatre premiers mois. Il s’avéra inutile de se plaindre auprès de l’administration pénitentiaire et auprès de l’état, car ils étaient bien au courant de ces mauvais traitements et les cautionnaient. Ils se contentèrent d’utiliser mes plaintes comme un moyen de me ridiculiser et de m’exaspérer davantage.
Il avait fallu plus de 50 lettres, avant que je n’obtinsse finalement les informations qui me donnèrent un indice quant au type d’impasse où je me trouvais.
À ce qu’il paraît, les gens, en général, sont peu enclins à offrir de l’ aide à une personne déclarée coupable de quelque chose, indépendemment de la gravité de la situation, et une grande partie de mes lettres était restée sans réponse. J’ignore si ces lettres furent effectivement envoyées, mais il est bien connu que les responsables pénitentiaires ont l’habitude d’égarer le courrier des détenus. Il est donc fort probable qu’ils aient tenté de faire obstacle à mes investigations et à mes demandes de soutien dans cette affaire. Je me suis abonné à “US News and World Report,” qui a récemment publié un article sur le fonctionnement de l’esprit humain.
Je n’ai pas reçu ce numéro spécifique de “US News and World Report” et je tends maintenant à me méfier, depuis que j’ai entendu des surveillants faire des commentaires comme, “que le diable m’emporte si je lui remets ceci!”. C’est pourquoi j’ai demandé à mon père, qui réside dans le New Hampshire de m’envoyer l’article contenant les noms de plusieurs scientifiques spécialistes du cerveau, ainsi que les noms de leurs universités respectives. L’administration pénitentiaire, de toute évidence, ne souhaite pas que je raconte ma situation carcérale aux chercheurs, mais c’est justement ce que j’ai l’intention de faire.
Pour en revenir aux lettres que j’avais écrites pour demander des renseignements, je fus plutôt chanceux, pour la bonne raison que les gens de la “Coalition pour le Bulletin des Droits des Prisonniers”, établis à Santa Fe, dans le Nouveau-Mexique, ont été préoccupés, en apprenant ma pénible situation et ont effectué quelques investigations. Ce qui eut pour résultat leur envoi de la réimpression de trois articles se rapportant aux armes à radiofréquence, aux radiations électromagnétiques et aux armes électromagnétiques non-ionisantes, qui ont été publiés par US News,The Nation et The Atlantic, en mars 1987. J’ai reçu ces renseignements, le 22 septembre 1988 et grâce à ces gens si aimables et généreux, j’ai maintenant une certaine idée de la façon, dont je subis de telles attaques et, plus important encore, je sais, à présent, qu’une telle technologie existe réellement.
Ces articles couvrent la plupart des maladies mentales et physiques, que j’ai connues durant les onze derniers mois, avec une exception majeure. Je serai, avec un peu de chance, en mesure d’utiliser ces renseignements, pour avoir une connaissance plus approfondie des événements et pour atténuer les hostilités actuelles contre moi. Vous ne pouvez pas imaginer à quoi ressemble être confiné dans une cellule 24 heures sur 24, depuis environ un an maintenant et ce que signifie vous faire rompre le cerveau par des impulsions à haute fréquence. Aucun répit, aucun endroit pour vous cacher et pas la moindre notion de ce qui se passe. Tous ces trois articles, celui de US News, en particulier, décrivent les conséquences désastreuses de la surexposition aux diverses radiations et fréquences, ainsi que les risques que cela implique. Je suis maintenant plus inquiet sur la façon, dont les onze mois d’une application constante de l’un ou l’autre de ces dispositifs pourrait influer sur ma chimie cellulaire et sur mes organes vitaux.
J’ai trébuché, tête baissée, dans un guêpier, vous en conviendrez, mais ce que je vous ai dit, jusqu’à présent, n’est que le calme avant la tempête et est tout à fait banale, par rapport à ce qui va suivre. Ce qu’ils me firent à partir du cinquième mois environ est l’exception dont j’ai parlé – et c’est tellement inimaginable et apparemment absurde que son ridicule même est, de toute évidence, une de leurs méthodes de défense majeure.
Même si j’ai vécu avec cet incroyable phénomène pendant des mois, et même si je me suis un peu habitué à ce qui est fait, ainsi qu’au fait de m’être résigné à la fatalité que je n’ai pas échappé à ces supplices, tant qu’ils persisteront à me les infliger, j’éprouve encore beaucoup de difficulté à croire que cela est bel et bien la réalité. Réussir à convaincre une personne, en-dehors du système carcéral, d’ accepter mes allégations, va être tout autre chose, et c’est exactement sur cela que l’administration pénitentiaire veut s’appuyer.
….

Au point culminant de cette série d’étranges événements, j’ai commencé à entendre des voix dans mes oreilles. Ce sont de voix qui changent de diapason et de timbre, par contraste avec les voix hautes et grinçantes des dessins animés, descendant par les octaves, incluant tout, de la voix sinistre de Darth Vadorish aux voix tout à fait normales. La réception de ces voix à mon oreille interne est aussi vive que si je les écoutais d’un casque d’écoute stéréo. Ils sont capables de les mélanger, les assortir et les fondre, en liaison avec les tonalités de fréquence, créant ainsi une cacophonie audio bruyante et discordante, qui vous démoralise l’âme. ….

Maintenant, le facteur décisif, LA conclusion.

Les différents effets de ce dispositif ont eu une croissance progressive, tout au long de cette attaque de onze mois, pour finalement atteindre le résultat final avec leur plein potentiel : à présent, mon cerveau est contrôlé par une machine toute-puissante informatisée, qui lit les pensées ou par une sorte de dispositif d’exploration.

Ces gens ont mis au point ou ont acquis une unité spécialisée, qui lit absolument tout, les fonctions aussi bien physiques que mentales. Ils sont capables de provoquer des dommages et des dysfonctionnements graves, par l’intermédiare de ce dispositif d’exploration à distance .

Je n’ai aucun souvenir d’avoir subi quoi que ce soit de physique, mais tout a été conçu, d’une façon ou d’une autre, pour me “connecter”, jusqu’à ce qu’ils aient accès à la compréhension immédiate et infailliblement précise de mes pensées, même les plus fragmentées et éphémères.
Ils appliquent la modification du comportement et le contrôle mental radical, au moyen d’une surveillance, sans répit, jour et nuit ,de mon cerveau, m’imposant toutes les formes de châtiment existantes, dès que ma pensée ou mes actions physiques ne se conforment pas à ce qu’ils exigent de moi.
Concept intéressant, n’est-ce pas? Le Grand Frère et la Police de la Pensée sont assurément devenus une réalité.
Ce régime de privation de sommeil, de maux de tête et de supplices audio est implacable. Il est utilisé pour briser ma résistance et me conduire à la dépression, ce qui ne permet aucune intimité mentale. Ils me réprimandent et attaquent mon esprit avec une tirade d’insinuations insidieuses et de menaces écœurantes.
Ils pénètrent dans mon subconscient ou dans ma réserve de mémoires, en faisant émerger des souvenirs désagréables, déjà oubliés il y a bien longtemps. Je subis un châtiment, aussi bien pour mes indiscrétions passées que pour mes indiscrétions actuelles. Dès lors que je me mets à penser à un élément du passé, une situation ou un ami d’il y a trente ans par exemple, immédiatement des voix viennent me fournir des noms et des détails spécifiques. J’ai testé ceci à plusieurs reprises et j’ai tenté de les tromper sur ce point. Peine perdue! Grâce à cette exécrable et néfaste invention, ils accèdent plus facilement que moi à tout ce qui se trouve dans ma propre tête. Je peux dialoguer avec mes adversaires, simplement en pensant à ce que je veux dire et puis, c’est simplement  “bienvenue à la Twilight Zone, le Monde de l’Etrange Crépusculaire!”
Comment diable cela se passe? Ils se servent de ces impulsions de fréquence pour perpétrer leurs cruels sévices sur ma personne.
Avec l’aisance qu’ils ont à manipuler un clavier, ils peuvent, en un clic sur l’interrupteur, me dépouiller de toute mon énergie et de ma motivation, m’obligeant à m’allonger sur mon lit et fixer le mur comme un zombie. Je me suis trouvé abandonné dans cet état pendant plusieurs semaines, littéralement enchaîné à mon lit, sans pouvoir utiliser mes moyens de contention physique, n’ayant pas l’énergie pour déambuler dans ma cellule, même pour une très courte durée.
Les effets de ce dispositif ont été annulés à plusieurs reprises, pour me renvoyer instantanément à mon état normal …
La plus puissante de ces impulsions de fréquence est dénommée ironiquement “rayon de la mort” par les gardiens. Elle est si puissante qu’elle provoque l’intense sensation physique d’avoir un champ de force électrique ou magnétique associée à un diapason qui vibre dans ma tête. Différentes parties de mon cerveau sont ciblées par cet objet, ce qui provoque d’innombrables réactions mentales et physiques.

Parfois, je peux sentir cette impulsion à la base de mon cerveau, là où elle rejoint la moelle épinière, parfois dans les lobes frontaux, et il est en effet comparable à une lobotomie, car on constate un enfermement et un dysfonctionnement du cerveau, lorsque je ne peux pas me concentrer ni épeler des mots simples. Elle brouille effectivement ma vue et pollue l’air que j’expulse de mes poumons, ce qui lui donne un goût métallique et une odeur sulfurique.
Ils m’ont, par moments, attaqué avec ces rafales de “rayons de la mort”, allant de quelques secondes à quelques minutes, m’obligeant à rebondir psychologiquement de haut en bas, comme un yo-yo humain. Les lobotomies ont pu être interdites aux Etats-Unis, mais elles ont certainement trouvé le remplaçant idéal, et je ne vois pas comment ce cruel traitement pourrait être qualifié autrement que par le terme “torture”.
Il est inconcevable, à mes yeux, que ce dispositif impressionnant soit unique et que seul l’Etat de l’Utah en possède, mais je peux très bien me tromper. Quand je suis entré en prison en mai 1986, l’un des psychologues, qui a assuré l’entretien initial de classement, a demandé si j’ai jamais entendu des voix, car “voix”, en effet, semble être le mot clé ici …
Je n’ai, bien sûr, attaché aucune importance à la question de la voix à l’époque, mais je m’en souviens très bien, et j’ai appris depuis, à la fois par les détenus et le personnel, de nombreuses références faites à des personnes qui entendent des voix, ce qui montrerait que ces gens étaient en possession de cette technologie et l’avaient utilisée, à cette époque-là.

C’est ce qui m’incite à me demander comment ils étaient parvenus à mettre en service un équipement si innovateur et fonctionnant avec une perfection technique qui saute aux yeux, sans que la communauté scientifique et médicale en général en soit au courant. Un vrai casse-tête !

Dans l’intérêt de ma santé mentale et pour étayer la véracité de mes accusations, je rapporte ici une partie d’une conversation que j’ai récemment eue avec un individu payé par l’administration pénitentiaire, mais qui est également  conseiller parajurudique indépendant et neutre. Il avait, disait-il, reçu des plaintes semblables de la part d’autres détenus, mais rien ne pouvait se faire, faute de preuve.

D’après lui, un détenu bien précis avait été placé sous médication obligatoire (Prolixin), parce qu’il prétendait entendre des voix. Et à moins de me tromper, je crois bien que ses paroles comportent un avertissement officieux à mon attention. Au moins deux détenus que je connais ont été tellement harcelés, dans le cadre de ces tortures mentales, qu’ils en sont arrivés à la tentative de suicide. Tout le personnel, ainsi qu’un certain nombre de détenus sont au courant de ce qui se passe. Ça pue vraiment ici !

Je ne parviens pas à comprendre comment cela peut perdurer et , à l’heure même où j’écris, comment cela peut encore être un secret bien gardé, la nature humaine étant ce qu’elle est !

Les autres détenus bien avertis, dans la majorité des cas, sont , je crois, à la fois intimidés et apeurés, par crainte de représailles, sous forme de torture mentale identique à celle que j’ai subie, au cas où ils seraient tentés de porter plainte. Des menaces de prolongation de la peine par le Conseil de Liberté Conditionnelle sont également employées, pour contraindre un individu au silence.

Les responsables pénitentiaires nient toute participation dans des telles activités, quand il s’agit de répondre à une enquête officielle et formelle, mais ils vous feront un grand sourire et avoueront d’un air suffisant qu’ils en sont totalement au courant, dès lors qu’aucun témoin n’est présent. “Oui, nous vous faisons cela, mais personne ne le croit, et vous ne pouvez rien faire pour nous en dissuader”, disent-ils. C’est l’attitude qu’ils montrent et ils sont entièrement impliqués dans une conspiration faite d’expérimentations et d’exploitations des détenus, défiant toute description.

Aux autorités extérieures qui avaient trouvé un prétexte pour étudier mes allégations, ils sont allés jusqu’à déclarer que je suis un fauteur de troubles invétéré aux antécédents psychologiques. En fait, cela contrarie totalement mes projets de faire effectuer une étude approfondie de cette situation. Qui donc peut se permettre de contester la parole de mes honorables gardiens respectueux des lois ? Comment vérifier l’honnêteté de mes accusations et faire pression sur les responsables des investigations ? Quelle preuve concrète ai-je ?

Même un groupe de détenus alléguant des faits similaires n’échappera pas au scepticisme de l’administration, car les responsables pénitentiaires les accuseront purement et simplement de collusion. J’ai été délibérément isolé des détenus, qui souhaitaient corroborer mon témoignage. En outre, les organismes tels que l’A.C.L.U., par manque de preuve solide et bien fondée et, en raison du caractère absurde de ce spectacle d’horreur, hésitent à investir le temps et l’effort nécessaires, pour enquêter et savoir ce qui se passe réellement chez ces pieux inquisiteurs mormons.

Je les ai vus en action. Ils sont dotés d’une finesse exceptionnelle dans leur capacité à cacher la véritable nature des problèmes et à  induire en erreur les gens de l’extérieur, avec leur droiture et leur prétention de pharisien moralisateur.
Ce fut onze mois de tromperie par le personnel pénitentiaire, onze mois de harcèlement complexe et interminable et de jeux psychologiques vicieux. Je suis, certes, très désireux de savoir quelle provocation j’ai pu faire, pour justifier l’infliction de sévices aussi insensés, qui ne riment absolument à rien. Aucune justification légale ni morale.

Ils sont tellement suffisants et sûrs d’eux-mêmes dans leur conviction, qu’ils ne peuvent pas être contraints à rendre compte de leurs actes manifestement illégaux, en raison de leurs méthodes bien rôdées de démenti officiel, d’isolement, d’absence de témoins, de fausses évaluations psychiatriques, et bien sûr, parce que cette torture mentale est exécutée par une machine sans visage.
Cette machine est entre les mains d’antagonistes anonymes, depuis un lieu inconnu et à distance. J’ai entendu, par hasard, un garde se vanter que les tactiques qu’ils utilisent sont si vastes que personne, de toutes façons, ne peut me croire.

J’étais un gosse des Forces Aériennes, né à New Foundland et têtu comme une mule du Missouri. Je suppose que je pourrais capituler et faire en sorte que, tôt ou tard, ces individus renoncent et mettent fin à cette guerre mentale, mais je m’y refuse avec véhémence et m’oppose à cette invasion flagrante de l’inviolabilité  de mon esprit.  Que je sois damné si je me contentais de rester assis ici et les laisser partir sans s’inquiéter, dans cette tentative de programmation et de manipulation de mon cerveau et de ma personnalité, comme si j’étais une bête destinée à des expérimentations de laboratoire.

Le juge me condamna à un certain nombre d’années, pour expier mon crime. Il n’a pas soufflé mot sur les châtiments corporels ou mentaux et les tortures et abus, quand il annonça le verdict. Il est maintenant assez clair, pourquoi ils sont allés à de tels extrêmes, pour décider de m’isoler et de me jeter le discrédit.  Incrédule et consterné, je ne peux que hausser la tête, quand je pense à la disproportion de la situation, dans laquelle j’ai été manoeuvré.

J’ai récemment signé un formulaire de décharge et, par l’intermédiaire du parajuriste que j’ ai déjà mentionné, j’ai obtenu des copies partielles de mes deux dossiers de l’administration pénitentiaire et médicale. On me refusa l’accès à l’ensemble de ces documents et on me conseilla de solliciter un ordre du tribunal, si je voulais voir ce qui ne m’avait pas été révélé. Ce que j’ai vu, cependant, a été suffisant, pour me convaincre que j’avais affaire à des gens vraiment peu scrupuleux qui ne reculeront devant rien, pour protéger leur conspiration. Dans les notes chronologiques contenues dans ces fichiers figurait un amas de mensonges biscornus, éhontés et montés de toute pièce, relatifs à de prétendues conversations que j’aurais eues avec le personnel psychologique et correctionnel.

Cette supercherie a été délibérément tissée conjointement par les différents acteurs, pour porter atteinte à ma crédibilité et pour que je fasse figure de personne instable. Il y avait, en effet, la mention de l’obtention d’une ordonnance d’un tribunal pour me forcer à traitement médical (Prolixin?).

On se sent mal et en même temps on peine énormément à croire qu’autant d’inhumanité puisse encore exister dans ce pays, à notre époque.
Tout aussi difficile à comprendre est le fait que les fonctionnaires de l’Etat que j’ai informés de la situation, entre autres le Gouverneur, le Procureur Général, le Sénat de l’État, le Procureur du comté, et le “Department of Corrections “, aient tous choisi d’ignorer la situation et de prendre mes allégations à la légère, malgré la forte présomption de jeu déloyal et les nombreuses plaintes individuelles présentées par les détenus de cette institution.

Je suis même allé jusqu’à défier le Directeur de la Prison, Gerald Cook et Gary Deland, Directeur exécutif du Département des Services Correctionnels, dans un pari de 1500,00 $ entre l’administration pénitentiaire et moi, afin de déterminer, à l’issue d’un test polygraphique,  qui a dit la vérité. Ils ont décliné mon invitation, bien sûr, et j’ai été menacé d’éventuelles mesures disciplinaires, pour avoir proposé de faire un jeu clandestin.

C’est un état Mormon, et il y a en cours une conspiration profondément enracinée, qui englobe apparemment une grande partie sinon tous les membres de la structure gouvernementale. Ne peut-on rien faire?

Il peut très bien s’avérer impossible d’intenter une action en justice contre ces gens pour ce qu’ils m’ont fait, mais j’ai bien l’intention de poursuivre ma quête d’informations et je tâcherai d’exposer cette corruption démoniaque, pour ce qu’elle est. Je crois fermement que la vérité finira par faire surface un jour.

Tout commentaire ou suggestion que vous souhaiteriez faire sur ce sujet sera toujours hautement apprécié: des informations ou des noms d’ autorités responsables, auprès de qui je pourrais obtenir de l’aide, ou peut-être transmettre cette lettre à quelqu’un qui serait en mesure de déclencher une enquête ou agir pour éviter d’autres représailles de la part de ces individus.

Cette lettre a été écrite en toute bonne foi et j’espère sincèrement que vous allez la traiter comme telle.

Pourrais-je, pour finir, vous demander d’avoir l’immense courtoisie d’accuser réception de ce courrier.

Cordialement

David James Fratus
17886 Box 250
Draper, Utah 84020

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Pour accéder à la version originale en anglais.
http://forum.prisonplanet.com/index.php?action=printpage;topic=78376.0

N.B. Cette version française a pu être faite avec l’autorisation de l’auteur. Vous pouvez la publier où vous souhaitez, mais ayez la correction et l’extrême courtoisie de n’y apporter la moindre modification, sans l’autorisation du traducteur.

Written by rudy2

June 1, 2011 at 15:48

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