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TASER ET BARBOUZES. ESPIONNAGE PRESUMé DE L’EX-LEADER DE NPA, BESANCENOT

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Besancenot, le Taser et les barbouzes
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/11/28/01016-20121128ARTFIG00677-ouverture-du-proces-besancenot-taser.php#comment-box
 
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Par Stéphane Durand-Souffland Mis à jour le 29/11/2012 à 08:23 | publié le 28/11/2012 à 18:56 .
 
 
Le distributeur du pistolet à impulsions électriques en France comparaît à partir de jeudi devant le tribunal correctionnel pour l’espionnage présumé de l’ancien leader du Nouveau parti anticapitaliste.
C’est un article de presse qui a fait bondir Olivier Besancenot: en lisant, en mai 2008, un papier d’Éric Pelletier sur le site de L’Express, le président de feu la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) découvre que sa famille et lui-même ont été «surveillés» au moins entre octobre 2007 et janvier 2008. L’homme politique porte plainte, une enquête est immédiatement déclenchée.Les investigations conduisent au siège de SMP Technologies, la société qui commercialise un pistolet à impulsion électrique, le Taser. Sur son blog, pendant la campagne présidentielle de 2007, M. Besancenot s’en était pris à cette arme présentée comme non létale par ses zélateurs, écrivant que «les Taser auraient déjà probablement fait taire plus de 150 personnes aux États-Unis». Il avait renchéri dans le journal 20 minutes : «Dans le meilleur des cas, il y a des doutes. Dans le pire, le Taser peut tuer.» Cette contre-publicité a-t-elle poussé le dirigeant de SMP Technologies, Antoine Di Zazzo, à monter un dossier contre le facteur le plus connu de France pour tenter de le déstabiliser? C’est ce que pense ce dernier, qui le poursuit devant le tribunal correctionnel de Paris. M. Di Zazzo répond de «complicité de violation de secret professionnel, accès frauduleux à un système de données et détournement de finalités de données». À partir de jeudi, neuf autres personnes, auteurs principaux de ces délits ou complices présumés, seront assises à ses côtés au banc des prévenus.

Personnage central de l’enquête: Gérard Dussaucy, ancien policier reconverti en détective privé. Il lui est reproché d’avoir actionné ses relations dans la police ou les services de la douane judiciaire, pour mettre la main sur des informations confidentielles, au premier rang desquelles les relevés bancaires de M. Besancenot et de sa compagne. Si l’accusation est dans le vrai, la manœuvre est claire: chercher à démontrer que le chantre de l’extrême gauche, porte-voix des nécessiteux, se vautre secrètement dans le luxe – il est même envisagé qu’il roule, en dehors de ses heures de vélo postal, au volant d’une Porsche Cayenne. En réalité, le président de la LCR utilise une Peugeot 106 fatiguée, dont l’antique carte grise stimule pourtant au plus haut point la curiosité des espions.

«Mensonges et incohérences»

Me Antoine Comte, avocat d’Olivier Besancenot et de ses proches, parties civiles, soutiendra la thèse de l’opération barbouzarde sur fond d’intérêts commerciaux. Au-delà du cas d’espèce, il cherchera sans doute à ouvrir le débat du «fichage généralisé des citoyens et de l’accès trop facile aux données soi-disant confidentielles», expose-t-il au Figaro. Me Comte a, naguère, obtenu la relaxe d’Olivier Besancenot, poursuivi en diffamation par M. Di Zazzo pour son blog.

De l’autre côté de la barre, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi assiste le dirigeant de SMP Technologies. Selon lui, son client cherchait simplement à connaître l’adresse du président de la LCR pour lui faire délivrer une sommation par un huissier. Les initiatives les plus discutables du cabinet Dussaucy lui seraient donc totalement étrangères.

La défense, qui avait contesté la mise en examen de M. Di Zazzo, met d’ailleurs en avant l’absence d’ordre de mission écrit de sa main, et argue de ce que le marchand de Taser est renvoyé sur la base de déclarations émaillées de «mensonges» et d’«incohérences». De surcroît, M. Di Zazzo n’aurait pas rémunéré le détective à la hauteur des investigations entreprises: Me Versini-Campinchi admet un versement de 583 euros à l’agence du détective, mais affirme qu’il correspond à la seule recherche de l’adresse de la famille Besancenot. D’autres chèques de 3982 et 17.214 euros correspondraient au règlement d’études – fournies à l’instruction – sans lien avec la LCR, les Postes ou les pistolets à impulsion électrique. Le procès doit durer jusqu’au 7 décembre, à raison de trois demi-journées d’audience hebdomadaires.

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Written by rudy2

November 29, 2012 at 11:26

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